Partez à la découverte de la Camargue et de ses traditions vivantes.
Apprenez le lexique camarguais employé lors des fêtes et découvrez le sens des mots pour mieux comprendre et vivre l’âme de la région. Entre chevaux, taureaux et habitants passionnés, plongez dans la Camargue authentique au rythme de ses coutumes séculaires.
Une manade désigne un troupeau de taureaux ou de chevaux élevés en semi-liberté, ainsi que l’élevage auquel ils appartiennent.
Les manades façonnent les paysages de Camargue et participent au maintien des traditions locales. Elles constituent un élément essentiel de l’identité du territoire.
Le manadier est le propriétaire et responsable d’une manade. Il veille sur son élevage et organise la vie du troupeau avec l’aide des gardians.
Son activité contribue à préserver les grands espaces naturels et les pratiques traditionnelles de l’élevage camarguais.
Pour découvrir le travail des gardians et des manadiers, rendez-vous au cœur d’une manade. Assistez au tri des taureaux, découvrez la ferrade et les démonstrations des jeux de gardians, tout en profitant d’une dégustation de produits du terroir.
L’expérience se poursuit aussi lors d’une soirée camarguaise, autour d’un repas typique avec une traditionnelle gardiane de taureau, avant de terminer la soirée au son d’un groupe de musique gipsy.
Le gardian est une figure emblématique de la Camargue. À cheval sur son cheval Camargue, il veille sur les troupeaux de taureaux et de chevaux élevés en liberté dans les vastes espaces naturels du territoire.
Son rôle est essentiel dans la conduite des troupeaux et dans la transmission des traditions camarguaises.
Les attrapaïres sont des participants qui tentent de faire échapper les taureaux lors des abrivados et des bandidos. Placés sur le parcours, ils cherchent à perturber le passage des gardians pour isoler un taureau et le détourner de son chemin.
Cette pratique demande agilité, rapidité et connaissance des animaux. Les attrapaïres incarnent une autre facette des traditions camarguaises, où le défi et la bravoure s’expriment au cœur des fêtes votives.
Ces pratiques traditionnelles présentent des risques et nécessitent une grande vigilance.
L’abrivado accompagne les taureaux depuis les prés jusqu’aux arènes, en traversant le cœur du village. Une fois la course terminée, la bandido marque le retour des taureaux vers leurs pâturages, en suivant le chemin inverse, des arènes aux prés.
Dans les deux cas, les gardians, à cheval, encadrent les bêtes pour les conduire en toute sécurité. Parfois, de jeunes attrapaïres viennent perturber le passage du troupeau, tentant de faire échapper les taureaux pour relever le défi.
L’encierro est un lâcher de taureaux organisé sur un parcours clos, dans une rue ou sur une place publique fermée aux deux extrémités par des charrettes et des barrières.
Contrairement à l’abrivado ou à la bandido, aucun cavalier n’encadre les bêtes. Les participants les plus courageux provoquent les taureaux avant de s’en échapper en se réfugiant derrière les barrières ou sur des ballots de paille.
À Aigues-Mortes, les traditions camarguaises sont mises à l’honneur tout au long de l’année lors des fêtes locales.
Deux rendez-vous majeurs sont particulièrement consacrés aux traditions taurines : la fête votive, organisée au mois d’octobre, et la fête d’hiver, qui se déroule en février. Abrivados, bandidos, encierros et autres animations traditionnelles rythment alors les rues de la cité et perpétuent un patrimoine vivant profondément ancré.
La gase désigne la traversée à la nage d’un cours d’eau par des taureaux, accompagnés de gardians à cheval.
Cette tradition rappelle les déplacements autrefois nécessaires entre différents pâturages. Les gardians guidaient alors leur troupeau à travers les nombreux cours d’eau qui façonnent les paysages de Camargue.
La roussataïo est un lâcher de juments, accompagnées de leurs poulains de l’année, dans les rues du village.
Le terme vient du provençal : « rosso » signifie jument, et la « roussataïo » désigne leur déplacement ou leur transhumance. Les animaux sont accompagnés et guidés par les gardians à cheval.
Les arènes temporaires d'Aigues-Mortes sont constituées de gradins en bois appelés « théâtres ». Ces installations appartiennent traditionnellement à des familles aigues-mortaises et sont montées chaque année sur le rempart sud de la ville.
Pendant les fêtes, ce lieu unique devient le théâtre des grandes traditions taurines et rassemble habitants comme visiteurs autour des courses et des animations.
Découvrez la fête votive d’Aigues-Mortes : 12 jours de festivités et de traditions en octobre.
Découvrez la fête d’hiver d’Aigues-Mortes : un week-end de festivités et de traditions en février.
Place Saint Louis - BP 23
30220 AIGUES-MORTES