Le XVème siècle

bourguignons

LES BOURGUIGNONS

XVème. Lorsque Louis de Malepue, gouverneur d’Aigues-Mortes, laisse pénétrer les Bourguignons, maîtres de Montpellier et de Nîmes, beaucoup d’habitants parviennent à s’échapper et à se réfugier à Beaucaire défendu par les troupes du Dauphin. Ce prince, maître du Languedoc, s’assure de Nîmes après la prise de Pont St Esprit. Il charge, en son absence, Charles de Bourbon, comte de Clermont, d’assiéger Aigues-Mortes.

La place résiste longtemps malgré l’usage, assez nouveau, de quelques pièces de canon. Une nuit, les habitants, sous la conduite du baron de Vauverde, en fin Janvier 1421, surprennent dans le sommeil les Bourguignons qui gardent les portes et en massacrent tant que la pestilence menace. Pour y parer, ils entassent les cadavres sous des monceaux de sel, dans la tour située à l’angle sud-ouest de la ville, la désormais Tour des Bourguignons.

Le château est brûlé et après un jugement sommaire le gouverneur est décapité. En 1457, Jean II, Duc D’Alençon, soutien de la cause anglaise est enfermé dans la Tour de Constance où il reste 18 mois en attendant son jugement.

Jacques Cœur à Aigues-Mortes .

Vers 1440, Jacques Cœur s’établit en Languedoc et utilise des fonds publics pour se faire construire une flotte royale, dont Aigues-Mortes était une base de départ. En 1464, la cité apparaît comme le principal port d’approvisionnement pour le poivre et les épices qui circulent sur le Rhône. Il en est de même pour le blé et le sel, dont le commerce a continué à attirer la navigation génoise en Provence et en Languedoc, pendant tout le XVème siècle.

Le trafic des barques génoises, remontant le Rhône jusqu’à Arles et Avignon, vers 1450, n’a sans doute pas été sans répercussion sur l’activité d’Aigues-Mortes, même si l’essentiel passait par le Grand Rhône. C’est particulièrement net en ce qui concerne le sel, pour lequel les Génois, qui rivalisaient âprement avec les Vénitiens, dont les principaux approvisionnements étaient ibériques, ne pouvaient négliger Aigues-Mortes, qu’ils considéraient avec les salines d’Hyères comme leur domaine réservé.

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